MOSAIC, comment ça marche ?
Lorsqu’une personne souffre d’un trouble de stress post-traumatique, la psychothérapie permet de diminuer la charge émotionnelle liée au traumatisme.
En particulier, avec la thérapie MOSAIC, il s’agit d’informer le cerveau que cet évènement est passé, que le danger n’est plus, et relier le réseau neuronal du traumatisme à d’autres réseaux neuronaux afin de faire cesser cet état d’alerte.



Le thérapeute accompagne le patient dans ce processus, en l’aidant notamment à identifier : « à la place de l’angoisse, qu’est-ce que j’aimerais sentir comme émotion et comme sensation quand je repense à l’évènement ? ».
Cela peut être de l’apaisement, de la force, de la solidité… c’est propre à chacun et peut évoluer au cours de la thérapie.
Ce travail sur les émotions et sensations se fait avec l’aide des stimulations bilatérales alternées.

Il est prouvé scientifiquement que les stimulations bilatérales alternées (SBA)
– augmentent la connectivité entre les neurones et
– facilitent la communication entre les différents réseaux neuronaux et la création de nouveaux chemins neuronaux.
Autrement dit, les SBA facilitent la création d’une nouvelle perception de la réalité.
On se souvient de ce qu’on a vécu, mais lorsqu’on repense à l’évènement, on a la sensation que le souvenir est loin de nous. L’angoisse s’est dissipée.
Les stimulations bilatérales alternées sont aussi utilisées dans la thérapie EMDR.
La différence avec la thérapie MOSAIC,
c’est que la personne n’est pas obligée de raconter son traumatisme lors de la séance.
Il suffit d’y penser brièvement en une image, à un moment clé de la thérapie.
Nous travaillons davantage sur les nouveaux réseaux neuronaux à construire, sur de nouvelles émotions et sensations que la personne désire ressentir. Ainsi, les séances sont plus agréables à vivre.